CLARIFICATION  posté le dimanche 05 mai 2013 20:17

 

 

Ancien psychosociologue et actuellement parolier pour chansons françaises dites «  d’auteur », j’ai souvent été confronté aux réalités humaines qui sont vécues dans le monde que je côtoie.

Avant de publier d’autres paroles,  je lis les commentaires de chacun et chacune d’entre vous mais je constate que certains lisent uniquement mes « créations » au premier degré.

J’informe ces lecteurs que mes chansons ne sont pas autobiographiques.

Ces «  œuvres » tiennent évidemment compte de ma sensibilité et de ma créativité mais «  bien qu’elles soient parfois inspirées de faits réels, le ou les personnages et leurs situations sont purement fictifs »

lien permanent

VOYAGE  (Les textes pour chansons) posté le lundi 13 mai 2013 17:59

 

 

Il voyage dans sa tête

Il part cueillir les étoiles

Auréolées de planètes

Il se grise de leurs pétales

Qui viennent parfumer sa vie

Sa vie qui glisse infinie

Pareilles à des vagues lasses

Qui s’étirent à marée basse

Et toutes ces constellations

Et tous ces nouveaux soleils

Font reculer l’horizon

Des nouvelles frontières du ciel

Comme le fait un musicien

Il déchiffre un univers

Dans la partition sans fin

De ces galaxies solaires

 

Le ciel se lève

Et dévoile la terre

Un homme rêve

Et  longe une rivière

 

Et dans sa tête il voyage

Sans boussole et sans repères

Comme un vieux loup solitaire

Comme un idiot du village

Dont le regard désarçonne

Qui délire et déraisonne

Il n’est qu’un explorateur

Fouillant un monde intérieur

Toujours dans sa quête intense

Avec l’espoir d’exhumer

Dans toute sa fulgurance

Un fragment d’éternité

Pour pouvoir se recueillir

Se dissoudre et s’endormir

Sur ce nouveau continent

Etranger aux lois du temps

 

Le ciel se lève

Et dévoile la terre

Un homme rêve

Et  longe une rivière

 

Et vous les gens du village

Il vous trouble à chaque instant

Vous sentez sur son passage

Un subtil envoûtement  

Sans savoir que ses voyages

Font partie du paysage

De ses mondes familiers

Mais vous n’avez pas pensé

Malgré  sa démarche étrange

Que cet homme était un ange

Qui veillait à vos côtés

Vous ne l’avez pas compris

Et il a dû vous surprendre

Lorsque vous avez appris

Que se sentant rejeté

Il a préféré se pendre

 

Le ciel s’endort

Et recouvre la terre

Un homme est mort

Au bord d’une rivière

 

 

 

 

 

 

lien permanent

LES ECOUTILLES  (Les textes pour chansons) posté le samedi 06 avril 2013 13:31

 

J’ai tant proclamé sans arrêt

Apprenant  comme un perroquet

Les pensées tordues de foldingues

D’attardés et de paltoquets

Aux idées uniques et conformes

Toutes emprisonnées  dans des normes

Que pour ne pas être brindezingue

J’ai décidé d’être muet.

 

Parfois dans cette vie

Dans laquelle on chemine

Il faut casser la routine

Et fermer ses écoutilles.

 

J’ai entendu tant de discours

Tenus par quelques imbéciles

Ridicules stupides et balourds

Vrais baratineurs siphonnés

Qui péroraient comme des débiles

Avec aplomb et fermeté

Que je les ai pris à rebours

Et j’ai décidé d’être sourd.

 

Parfois dans cette vie

Dans laquelle on chemine

Il faut casser la routine

Et fermer ses écoutilles.

 

Et j’ai regardé tant d’horreurs

De génocides guerres et conquêtes

Faits par d’atroces dictateurs

Fourbes avérés ou faux prophètes.

J’ai vu la faim sur cette planète

Tous ces millions d’enfants qui meurent.

Et devant les êtres qui beuglent

J’ai voulu devenir aveugle.

 

Parfois dans cette vie

Dans laquelle on chemine

Il faut casser la routine

Et fermer ses écoutilles.

 

En vain j’ai cherché la senteur

De l’enivrant parfum des fleurs

Qui accompagnait mon enfance.

J’ai dû respirer des odeurs

Qui puent le diesel et l’essence.

Etant devenu pollueur

Et prisonnier de ce magma

J’ai voulu perdre mon odorat.

 

Parfois dans cette vie

Dans laquelle on chemine

Il faut casser la routine

Et fermer ses écoutilles.

 

J’ai tellement choyé mes amis

Qu’à la fin ils se sont enfuis.

J’étais maussade sombre et chagrin

Je sentais tout devenir vain.

L’amitié s’était déglinguée.

L’amour s’était dépassionné.

Et comme la vie semblait risible

J’ai décidé d’être insensible.

 

Parfois dans cette vie

Dans laquelle on chemine

Il faut casser la routine

Et fermer ses écoutilles.

 

 

 

lien permanent

JE REGARDE LA MER  (Les textes pour chansons) posté le jeudi 04 avril 2013 17:59

Je regarde la mer

Ses vagues qui s’enroulent

Cadencées par la houle

En ce matin d’hiver.

Et le vent tourbillonne

On croirait qu’il chantonne

Des rengaines de marins

Qui parlent de navires

Qui s’ensablent ou dérivent

Sous des cieux incertains.

 

Il suffit d’un regard

Pour qu’un rêve s’éveille

Ravivant la mémoire

D’un désir qui sommeille.

 

Je regarde la mer

Ses vagues qui s’endorment

Et les rides qui se forment

Dans un ciel de lumière.

L’azur est immobile

Et l’horizon sans fin.

Le rivage est  tranquille

Et tout parait serein.

On y voit quelques îles

Qui émergent au lointain.

 

Il suffit d’un regard

Pour qu’un rêve s’éveille

Ravivant la mémoire

D’un désir qui sommeille.

 

Je regarde la mer

A travers les saisons.

Je rêve solitaire

Et j’appelle ton nom.

J’espère te voir surgir

Du miroir de ces eaux

Te regarder sourire

En glissant sur les flots.

Je t’attends, je t’espère

En regardant la mer.

 

Il suffit d’un regard

Pour qu’un rêve s’éveille

Ravivant la mémoire

D’un délire qui sommeille.

 

 

 

 

 

 

 

lien permanent

LA FEMME DE SECONDE MAIN  (Les textes pour chansons) posté le lundi 11 mars 2013 20:15

 

Aux rayons des articles en vogue

J’ai surpris dans un catalogue

Que vous vendiez en magasin

Des femmes de seconde main.

Et j’ai voulu vous exposer

Ces quelques mots sur mon PC

Pour tenter de vous éclairer.

Je suis un homme divorcé

Et notre couple a fait naufrage.

Ma femme mondaine et volage

Avait l’art en les aguichant

De bien choisir ses soupirants.

Elle m’a abandonné un soir

Sans me signifier son départ.

Notre vie conjugale fut brève

Car ses amants prirent la relève

 

 

 Madame

Ce que je lis est-il vrai ?

Confirmez-moi s’il-vous-plaît.

Je m’en remets à votre annonce

J’attends d’urgence votre réponse. 

 

Je suis encore l’enfant blessé

Dont les plaies ne sont pas fermées.

Et j’aimerais trouver l’âme sœur

Qui vienne apaiser ma douleur.

Je confesse que j’ai la faiblesse

De mendier un peu de tendresse

De rechercher de la bonté

Et d'aimer voir poindre le jour

En l’entendant me dire bonjour

De pouvoir me faire cajoler

D’imaginer nos mains nouées

Lorsqu’elle chemine à mes côtés.

Je ne demande pas qu’elle soit belle

Mais qu’elle soit douce et fraternelle

J’aimerais devenir le jardinier

Qui fleurisse nos dernières années.

 

 

 Madame

Ce que je lis est-il vrai ?

Confirmez-moi s’il-vous-plaît.

Je m’en remets à votre annonce

J’attends d’urgence votre réponse.

 

Je vous ai dit très simplement

Que je ne suis pas exigent.

J’ai une vie fort casanière

Bien que taiseux et solitaire

Fort esseulé et sans enfant

Je regarde passer les ans.

Déjà au déclin de mes jours

J’ignore encore ce qu’est l’amour.

Mon miroir montre que le temps

Creuse mes rides à mes dépens.

Pensez-vous qu’une de vos femmes

Saurait répondre à mes attentes

Ou faut-il que je me condamne

À une rupture permanente 

J’ignore enfin si je pourrais

Prendre une de ces dames à l’essai.

 

 

Madame

Ce que je lis est-il vrai ?

Confirmez-moi s’il-vous-plaît ?

Je m’en remets à votre annonce

J’attends d’urgence votre réponse.

 

Dites-moi je vous prie

Quelle durée de vie

Couvre la garantie ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à couchariere

Vous devez être connecté pour ajouter couchariere à vos amis

 
Créer un blog