PONCTUATION  (Mes textes en cours de composition.) posté le jeudi 19 janvier 2012 17:55

 

 

Couplet

C’est dans une phrase qu’une virgule

Rencontra par hasard un point

Un tout petit point minuscule

Qui avait l’air un peu hautain

Et même une allure fort virile.

Mais après l’avoir observé

Elle sut de suite sans hésiter

Qu’il avait le cœur très fragile.

La virgule étant féminine

Comme toutes les femmes elle savait

Se faire belle, douce, tendre et câline

Ce qui rehaussait ses attraits.

 

Refrain

 

Cette fable sur la ponctuation

Peut faire l'objet de dérision

Mais certains se reconnaîtront

A tout moment dans cette chanson.

 

Couplet

 

Le point devint ensorcelé.

Cette virgule tout en splendeur

Avait la forme d’un accroche-cœur.

Comme Cupidon l’avait touché

L’un fit ouvrir des guillemets

Pour lui signifier son  " Je t’aime " 

L’autre fit refermer les guillemets

Après avoir dit "Moi de même. ".

C’est lors de cette première passion

Que prit  forme le trait d’union.

L’union eut lieu suivie d’un bal

Dans le monde grammatical.

 

Refrain

 

Cette fable sur la ponctuation

Peut faire l'objet de dérision

Mais certains se reconnaîtront

A tout moment dans cette chanson.

 

Couplet

 

Quand ils parlèrent de descendants

Le point eut une hésitation

Et se changea un bref instant

En un point d’interrogation

Puis en des points de suspension.

Ce furent des moments de malaises

Vite mis entre parenthèses.

Les époux avaient  réfléchi.

Ils trouvèrent des compromis

Pour sauver la ponctuation.

Son absence aurait provoqué

Des phrases trop peu nuancées

 

Refrain

 

Cette fable sur la ponctuation

Peut faire l'objet de dérision

Mais certains se reconnaîtront

A tout moment dans cette chanson.

 

Couplet

 

C’est ainsi qu’ils devinrent parents

Entourés de beaucoup d’enfants

Sous forme de signes assez discrets

Des points-virgules évidemment

Il y eut même des croisements

Tels les crochets et les tirets

Et des points d’exclamation

Qui se succédaient à foison.

Et enfin des duplicata

Car les deux points viennent de là.

Et ces naissances parentales

Se soldèrent par un point final.

 

Refrain

 

Cette fable sur la ponctuation

Peut faire l'objet de dérision

Mais certains se reconnaîtront

A tout moment dans cette chanson.

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LIQUIDATION TOTALE  (Mes textes sans musique.) posté le samedi 14 janvier 2012 13:34

Couplet

Notre amour est soldé

on l'a mis en vitrine.

Si vous voulez l'acheter

même s'il est d'origine

il n'est pas très solide

il y a des déchirures

il est même invalide

et zébré de blessures.

Vous pourriez l' réparer

si vous êtes couturier.

Le fil de la chaleur

rapièce  le bonheur.

Refrain 1

Je liquide ma boutique.

J'y propose nostalgique

des souvenirs passés

que je veux oublier.

Couplet 2

Nos rires sont soldés.

ils gisent dans la vitrine

ils ont une drôle de mine.

Celle des amours perdus

que l'on croit disparus

qui se rident et vieillissent

un peu désabusés

emportés par le temps.

Si vous les rapiécez

avant qu'ils ne périssent

vous pourriez les offrir

aux amants indigents.

Refrain 2 : idem

Couplet 3

Nos tendresses soldées

s'épuisent dans la vitrine.

Elles se vivent étouffées

et souvent orphelines.

Vous devriez les aider

à pouvoir revenir

aux amours et aux rires.

A les réincarner

pour pouvoir vous offrir

un éclatant sourire

juste avant de partir.

Merci d'être venus

il n'y a plus d'invendus.

Refrain 3

J'ai offert mon passé.

Tout est dev'nu magique.

J'ai soldé ma boutique.

Je vis en liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SUPPLIQUE  (Mes textes en cours de composition.) posté le vendredi 13 janvier 2012 16:28

Madame ne croyez pas

Mourir d’amour pour moi

Mon humeur est légère

Docile comme un chat

Qui prépare parfois

La griffe meurtrière

 Et déjà les prémices

De quelques cicatrices

 

 Vous rêvez de princes charmants

Gare aux sables mouvants

Je veux sonner l’alarme

Pour prévenir vos larmes

Ne vous attachez pas

Et gardez-vous de moi

Vous perdriez votre âme

Madame

 

 Ne vous enflammez pas

Quand je parle d’amour

Car je ne pense qu’à

Vous faire un peu la cour

Mon cœur restera froid

Son rythme sera lourd

Il battra la mesure

De vos premières blessures

 

 Vous rêvez de princes charmants

Gare aux sables mouvants

Je veux sonner l’alarme

Pour prévenir vos larmes

Ne vous attachez pas

Et gardez-vous de moi

Vous perdriez votre âme

Madame.

 

 Ne vous emballez pas

Quand je suis dans vos bras

J’apprécie la chaleur

Et l’infinie douceur

Elles s’éteignent parfois

C’est comme un feu de bois

Où ne vous en déplaise

Meurent même les braises

 

 Vous rêvez de princes charmants

Gare aux sables mouvants

Je veux sonner l’alarme

Pour prévenir vos larmes

Ne vous attachez pas

Et gardez-vous de moi

Vous perdriez votre âme

Madame

 

 Oubliez Cendrillon

Ses pantoufles de vair

Et ses transformations

Je suis chasseur de biches

Je cherche et je repère

Toutes celles qui m’aguichent

Pardon d’être ironique

Dans cette dernière supplique

 

 Vous rêvez de princes charmants

Gare aux sables mouvants

Je veux sonner l’alarme

Pour prévenir vos larmes

Ne vous attachez pas

Et gardez-vous de moi

Vous perdriez votre âme

Madame.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LETTRE AUX PARVENUS  (Mes textes sans musique.) posté le mardi 22 novembre 2011 12:28

 

Couplet

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Messieurs les parvenus

Y a un malentendu

Nous sommes préoccupés

Par votre suffisance

Nous sommes confrontés

A votre impertinence

Et nous pensons parfois

Que nous n'existons pas

Et avons l'impression

D'être pris pour des cons

Nous voudrions s'il vous plaît

Essayer de vivre autrement

Dans un univers différent

Nous sommes des petits poucets

Perdus dans la foule qui grouille

Où nous allons brinqueballant

L'air égaré un peu gribouille

Dans cette vie de faux semblants.

 

Refrain

 

Vous dites d'un air condescendant

Que nous sommes de petits artisans

Et vous nous qualifiez d'artistes

Mais nous n'avons pas d'ambition

Nous dénigrons les promotions

Nous ne sommes pas opportunistes

Car il serait très malvenu

Que nous soyons des parvenus

 

Couplet

 

Messieurs  les parvenus

Vous avez l'arrogance

Les propos incongrus

Et même l'insolence

Qui fustigent de haut

Notre petit troupeau

Nous vous craignons parfois

Et comme des parias

Nous avons l'impression

D'être pris pour des cons

Nous voudrions s'il vous plaît

Essayer de vivre autrement.

Dans un monde très différent

Nous sommes des petits farfadets

L'air un peu niquedouille

Où nous allons brinqueballant

En craignant qu'on nous écrabouille

Dans cette vie de faux semblants.

 

Refrain

 

Vous dites d'un air condescendant

Que nous sommes de petits artisans

Et vous nous qualifiez d'artistes

Mais nous n'avons pas d'ambition

Nous dénigrons les promotions

Nous ne sommes pas opportunistes

Car il serait très malvenu

Que nous soyons des parvenus

 

Couplet:

Messieurs les parvenus

Prétentieux arrivistes

Nouveaux riches émoulus

Hautains matérialistes

Quand votre vanité

Semble nous méprisez

Nous sommes aux abois

Et vous ne voyez  pas

Que nous avons l'impression

De n'être que des cons

Nous voudrions pourtant c'est certain

Essayer de vivre autrement.

Dans un pays très différent

Nous sommes de petits lutins

Perdu dans la foule qui glandouille

Où notre crainte va grandissant

D'être sans cesse à la débrouille

Dans cette vie de faux semblants.

           

Refrain

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

Vous dites d'un air condescendant

Que nous sommes de petits artisans

Et vous nous qualifiez d'artistes

Mais nous n'avons pas d'ambition

Nous dénigrons les promotions

Nous ne sommes pas opportunistes

Car il serait très malvenu

Que nous soyons des parvenus

 

 

                                                                                                                                                                                                                                         

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ILLUSION  (Mes textes mis en musique.) posté le vendredi 11 novembre 2011 22:04


Composition et voix : Pierre-Michel

 

Couplet

Au carrefour des illusions

Sont disparues  les chansons.

Il n'y a plus que les pavés

Qui luisent tristes et délavés

Par les larmes de l'amertume

Que vient enlacer la brume.

Refrain

Dans ma bulle

Je déambule

J'ai perdu l'imaginaire

Mon monde est à l'envers

Couplet

Le soleil a déserté

L'univers de mes  passions

Qui sont parties en charpie

Mes rêves se sont envolés

Ils se dispersent et s'en vont

Vers une autre galaxie

Refrain

Dans ma bulle

Je déambule

J'ai perdu l'imaginaire

Mon monde est à l'envers

Couplet

L'horizon reste bouché

Et tous ces nuages sombres

Viennent m'empêcher de rêver

Je ne suis plus qu'une ombre

Que la voix rauque et cassée

D'un vieux troubadour blessé

Refrain

Dans ma bulle

Je déambule

J'ai perdu l'imaginaire

Mon monde est à l'envers

Couplet

Mes fantasmes sont épuisés

On  dit qu'ils sont en exil

Que leurs barques ont accosté

Quelque part parmi des iles

Où les songes sont interdits

Et les mirages proscrits

Refrain

Dans ma bulle

Je déambule

J'ai perdu l'imaginaire

Mon monde est à l'envers

Couplet

Le monde est devenu gris

La vie sombre dans l'ennui

Comme tout est silence et morne

Je ne connais plus personne

Dont seul le regard se perd

Vers de très lointains mystères

Refrain

Dans ma bulle

Je déambule

J'ai perdu l'imaginaire

Mon monde est à l'envers

Couplet

Car le temps des déraisons

A quitté mon univers

Elles sont parties les chansons

les délires et les chimères

L'utopie et les visions

tout est devenu somnifère

Refrain

Dans ma bulle

Je déambule

J'ai perdu l'imaginaire

Mon monde est à l'envers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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