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SALUT L'ARTISTE  posté le lundi 11 janvier 2010 17:04


 Paroles: André Coucharière. Composition et voix : Pierre-Michel.

 

Couplet:

 

Le cirque a fermé sa boutique

l’orchestre arrêté sa musique

t’as dompté tes dernières bestioles

t’as dis tes dernières fariboles.

T’as jonglé tes dernières paroles

t’as fais tes dernières cabrioles

t’as enfourché tes derniers ch’vaux

t’as lancé tes derniers couteaux

T’as fais ton dernier numéro

ton dernier clown à jeux de mots

ta dernière baffe à ton pierrot

et ton dernier trompette solo.


Refrain:


Tu vois, tu l’as fait la pirouette

saute mouton ou chat perché

elle va mourir la silhouette

du saltimbanque dont j’ai rêvé.


Couplet:


T'as fais ta dernière illusion

t’as fais ta dernière femme tronc

t’as fais l’acrobate au balcon

t’as gratté ton dernier violon.

Tu n’es plus qu’une marionnette

dont tous les fils se sont cassés

fini l’miroir aux alouettes

fini ta vie et ton passé.

Le cirque a fermé sa boutique

mais je garde ta p’tite musique

celle qui parle seul’ment aux gens

qui ne veulent pas devenir grands.


Refrain:


Tu vois, t’as fini la pirouette

saute mouton ou chat perché

elle est morte la silhouette

du saltimbanque dont j’ai rêvé.

 

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ELLE.  posté le lundi 14 décembre 2009 14:41


Paroles: André Coucharière. Composition et voix : Pierre-Michel.

Du fond de l'univers

elle était apparue

telle la messagère

d'une étoile inconnue

et lorsque ses paupières

s'ouvraient un seul instant

surgissait la lumière

d'un autre firmament

elle avait les yeux verts

pailletés d'or et d'opale

où le monde se perd

Et les songes s'installent.


Refrain :


Je la r'gardais sans cesse

immobile et muet

était-ce la princesse

que mes rêves cherchaient?


Sous ses cheveux fontaine

qui tombaient sur ses reins

comme torsades de laine

qui descendaient sans fin

un corsage de lin

recouvrait sa poitrine

on devinait ses seins

leur velouté sublime

et ses mains avec grâce

remodelaient le temps

en caressant l'espace

qui devenait vivant.


Refrain : Idem


Avec l'allure altière

la cambrure de ses reins

était souple et légère

sous sa robe de satin

se cachait la magie

de la source et l'écrin

d'où vient surgir la vie

et ses jambes sans fin

comme l'éternité

venaient se déposer

sur le sable doré

d'un songe inachevé


Refrain :


L'image de cette princesse

n' était qu'allégorie

le temps qu'elle disparaisse

vers d'autres galaxies.



 

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EXIL.  posté le samedi 12 décembre 2009 15:11


Auteur: André Coucharière. Composition et voix : Pierre-Michel.

La minute s'acharne

sur l'aiguille du temps.

qui par à coup incarne

l'écoulement des ans.

que deviennent mes printemps

et mes songes d'enfant.

des coquillages errants

sur des sables mouvants

ou de curieux fantasmes

qui errent dans le vent

j'ai trop longtemps vécu

des moments insipides

en retenant la bride

de passions révolues.

pourquoi cette cuirasse

qui me bride et m'enlasse

peux-tu me la détruire

et me faire enfin vivre.


Refrain :


Mon espérance perdue

je m'exilais de toi

tu n'es pas apparue

quand ma vie a pris froid


Tous mes songes sont morts

écrasés sous les pas

de sordides décors

pareils à des gravats

je vois dans mon miroir

la fin d'une histoire

remplie de déboires

où viennent s'imprimer

sillons après sillons

des rides entrelacées

qui crevassent mon front.

prends :moi par la main

et conduis-moi tranquille

sur de nouveaux chemins

où l'air qu'on respire

est pareil au jasmin

où tout peut refleurir

au lever du matin.


Refrain :


Mon espérance perdue

je m'ouvre enfin à toi

te voilà revenue

je vais vivre je crois


 

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MON SERMON SUR LA MONTAGNE.  posté le samedi 12 décembre 2009 14:29


Auteur : André Coucharière. Composition et voix : Pierre-Michel

.

Refrain :

Mon sermon sur la montagn(e)

Est différent de celui

Auquel avait fait campagn(e)

Un dénommé Jésus-Christ.


Couplet :


Bienheureux les dogmatiqu(es)

Pourfendeurs de l’anarchi(e)

Et défenseurs fanatiqu(es)

De leur seul(e)philosophi(e).

Bienheureus(e) leur rhéthoriqu(e)

Aux préceptes ex- abrupto

D’où naît la pensée uniqu(e).

Je vous l’dis en vérité

Ils deviendront les premiers

Au royaume des escrocs.


Refrain : idem.


Couplet :


Bienheureux les démagos

Ces marchands de faux espoirs

Et qui tiennent le crachoir

Pour appâter les gogos.

Bienheureux leur répertoir(e)

Quand ils promett(ent) le grand soir

En trichant avec les mots.

Je vous l’dis en vérité

Ils deviendront les premiers

Au royaume des cabots.


Refrain : idem


Couplet :


Bienheureux les dictateurs

Ces tribuns au poing levé

Qui vienn(ent) semer la terreur

Sur des peuples assassinés.

Bienheureux tous ces tyrans

Qui recrutent des enfants

Pour en faire des bourreaux.

Je vous l’dis en vérité

Ils deviendront les premiers

Au royaume des salauds.


Refrain : idem.

 

Couplet :


Bienheureux les gens soumis

Qui bêlent comm(e) des moutons

Et approuv(ent) tout c’qui est dit

Jusqu’aux pires aberrations.

Bienheureus(e) la pauvreté

De leurs phrases ou de leurs mots

Quand ils parviennent à penser.

Je vous l’dis en vérité

Ils deviendront les premiers

Au royaume des idiots.


Refrain : idem.



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SPLEEN.  posté le dimanche 01 novembre 2009 15:43


Paroles: André Coucharierre. Composition et chant : Pierre Michel

 

Strophe 1.


La ville s'endort

Et le ciel se voile.

Il fait froid dehors

L'hiver se dévoile.

Le vent fait craquer

Quelques peupliers

Près de ma maison.

C'est la morte saison.

J'attends nostalgique

La venue magique

Du son de tes pas.

J'entends dans l'allée

Aux pavés gelés

leurs bruits cadencés.

Déjà dans tes bras

Je m'ouvre aux baisers

Si incandescants

Qu'ils brûlent mon sang.


Refrain 1.


Je faisais partie

De la lithurgie

De nos amours fous.

J'ai parfois envie

Quelle que soit ta vie

Que tu penses à nous.


Strophe 2.


La ville s'endort

Et l'ombre a tissé

Le souvenir mort

D'une vie passée.

Le ciel se déchire

Selon mes délires.

La magie d'antan

Est flaque de sang.

Le vent a usé

Les pavés crevés.

De l'heure va surgir

De vieux souvenirs.

Je m' y abandonne

Je n'y trouve plus

Qu'un rêve monotonne

D'un amant déchu

Qui s'emprisonne

En quête d'absolu.


Refrain 2.


J'ai dû faire partie

De la lithurgie

De nos amours fous.

J'ai parfois envie

Quelle que soit ta vie

Que tu penses à nous.












 

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